La robustesse de nos fermes : nous sommes 96% à estimer avoir un rôle à jouer !

25 mars 2026

Soutenir les producteurs, c’est garantir une juste rémunération pour vivre dignement de leur métier et aussi permettre aux fermes d’être plus robustes face aux aléas. Cette année, nous avons souhaité factualiser le lien entre juste rémunération et évolution des pratiques agricoles et mieux comprendre les clés de leur robustesse, au travers de témoignages de dix producteurs de la démarche, mais aussi de nos attentes de consommateurs… 

En février dernier, nous avons lancé un questionnaire auprès des 17000 sociétaires de la coopérative afin de mesurer l’intérêt des consommateurs pour l’avenir de l’agriculture et la capacité des fermes à résister aux aléas en tous genre. Les résultats de ce questionnaire sont riches d’enseignements. 👇 

Une inquiétude largement partagée

770 sociétaires se sont montrés intéressés à répondre à ce questionnaire assez fourni (une dizaine de questions) et les résultats sont sans appel : 97,6 % des répondants se disent préoccupés par l’impact de l’agriculture sur notre environnement et 96 % par celui de leur propre alimentation. Mais au-delà de cette inquiétude, nous sommes 95,7 % à estimer avoir un rôle à jouer dans l’évolution des pratiques agricoles.  

Des contraintes bien identifiées 

Lorsque nous sommes interrogés sur notre compréhension du sujet, le dérèglement climatique arrive largement en tête des défis auxquels doivent faire face les agriculteurs (137 citations), suivi des enjeux économiques (119) avec notamment la pression sur les prix et la concurrence. Les contraintes sanitaires (67), géopolitiques (37), européennes (37) et administratives (28) sont également citées. Une preuve que, pour beaucoup, l’agriculture est un métier complexe, soumis à de multiples contraintes. 

Les leviers les plus efficaces

Pour renforcer la robustesse des fermes laitières, trois priorités émergent : 

  • Une meilleure rémunération des producteurs (60,9 %)  
  • Une meilleure gestion des terres (56,1 %) : prairies, haies, rotations…  
  • La mutualisation des outils de production (39,3 %)  
  • La gestion des intrants : engrais, pesticides…(33,9%) 

Malgré cette prise de conscience, 85,2 % des répondants estiment que les producteurs ne sont pas assez soutenus dans leurs évolutions de pratiques. 

Alors pour contribuer à des fermes plus robustes, nous sommes 80,4% à accepter de mettre des centimes en plus qui permettraient de financer les transitions agricoles. Dans le même esprit, acheter local et privilégier les circuits courts apparaissent à 79,4% comme des gestes évidents, déjà intégrés ou en voie de l’être pour beaucoup. Derrière ces choix, une attente forte : que l’acte d’achat ait un impact réel, visible et utile pour ceux qui nous nourrissent. 

Le rôle de notre coopérative

Enfin, nous vous avons interrogés sur le rôle que peut jouer notre coopérativeEn tête des réponses : continuer et surtout amplifier les actions engagées (92 citations). Mais aussi mettre davantage en lumière les bonnes pratiques, soutenir l’agriculture biologique, ou encore porter ces enjeux dans le débat public. 

Et maintenant ?

Nous rencontrerons, dans les prochains mois, dix producteurs de lait afin d’étudier l’évolution de leurs pratiques. Nous aurons aussi l’occasion de leur poser une partie des 301 questions qui nous ont été remontées par les sociétaires via ce questionnaire (et dont nous partageons un aperçu ici). 👇 

Merci à tous et toutes pour vos réponses et votre intérêt à comprendre les contraintes auxquelles sont confrontés les producteurs, l’évolution de leurs pratiques et le rôle que nous consommateurs avons à jouer. 🙏 

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