En 2025, nous consommateurs lançons ces fruits et légumes solidaires.
Combien faudrait-il ajouter par an sur nos achats pour sauver les producteurs ?
Dans cet univers où acheteurs et producteurs négocient les prix des fruits et légumes tous les jours, où les cours français et mondiaux varient en permanence, les producteurs ont besoin davantage de sérénité pour pouvoir se projeter, investir dans leurs exploitations et les transmettre : nous avons mis en place un prix fixe, garanti et stable.
Depuis juin, 4 fruits et légumes « C’est qui le Patron ?! », co-construits avec les consommateurs en soutien aux producteurs sont en rayon des grandes surfaces : (cerise), pomme, oignon et échalote.
Ensemble, continuons à écrire cette belle histoire solidaire 💚
🥕🍏 Manger des fruits & légumes français devrait être une évidence… et pourtant ! Aujourd’hui, la production nationale ne suffit plus à couvrir nos besoins.
Quelques chiffres alarmants sur les fruits et légumes frais 👇 :
L’exemple de la pomme 🍏
Il faut 3 ans avant qu’un arbre ne commence à donner ses premiers fruits.
Un verger ayant une durée de vie moyenne de 15 ans, chaque décision prise par un producteur influence les 15 à 20 années à venir.
Nous avons reçu des appels de producteurs:
« On a besoin de 34 centimes supplémentaires sur 1kg de pommes pour s’en sortir, sans cette rémunération on arrêtera plutôt que de replanter. C’est dommage pour le terroir mais on a besoin de gagner notre vie. »
Le futur se construit aujourd’hui. Il est donc urgent de les aider, de soutenir ceux qui nous nourrissent, nourrissent nos enfants et nourriront nos petits-enfants.
💪 Au sein de la démarche « C’est qui le Patron ?! », on a décidé d’agir collectivement !
Depuis 8 ans, avec tous les consommateurs de la démarche « C’est qui le Patron ?! » nous prouvons qu’en ajoutant quelques centimes à un produit, on peut garantir un revenu juste aux producteurs et pérenniser la filière.
🙌 A nous de décider ensemble ! En ajoutant quelques centimes au kilo de fruits ou de légumes, comme pour la brique de lait, nous pouvons créer des fruits et des légumes solidaires, qui rémunèrent les maraîchers et arboriculteurs au juste prix.
Nous demandons + de transparence et + de place pour les fruits et légumes solidaires dans les rayons des supermarchés ! 💪
🧐 Contexte : C’est le deuxième fruit le plus consommé en France – Un Français consomme en moyenne 12 kg de pommes (table) par an. (CTIFL)
👩🌾 Difficulté des producteurs : par manque de trésorerie et d’investissement, leurs vergers vieillissent. Les arbres + âgés produisent moins de pommes et demandent plus de main d’œuvre. Les calibres et les catégories des pommes correspondent moins aux critères de la grande distribution…
🙌Solution des consommateurs : il manque 34 centimes sur 1kg pour donner les moyens aux producteurs de replanter leurs vergers et investir dans des pratiques arboricoles plus vertueuses.
🧐 Contexte : les oignons sont les plus consommés des condiments : 66% est destinée au marché du frais et 34% à la filière de l’industrie.
👩🌾 Difficulté des producteurs : les prix d’achat aux producteurs (oignons/échalotes) sont trop volatiles pour leur offrir une sérénité et une vision long terme alors qu’ils doivent investir pour le stockage, le séchage, les frigos et trouver des semences de qualité.
🙌 Solution des consommateurs : « Une juste rémunération permettrait d’investir dans des meilleurs lieux de stockage pour faire face à la concurrence étrangère, notamment de Nouvelle Zélande et Australie. »
Il manquait 1,50€ par kilo de cerises pour que les producteurs puissent vivre dignement de leur métier (ça veut dire 0,60€ pour 400g de cerises consommées en moyenne par an).
👉 En 10 ans, la production de cerises a baissé de 21% et le nombre de producteurs a chuté de 36%. Un vrai signal d’alerte pour la filière alors qu’environ 1/3 des cerises que nous achetons viennent de l’étranger (venant principalement de Turquie, d’Espagne, d’Italie et Pologne)
👉 Les cerises de calibre moyen (60% – 70% de la production) ne sont pas valorisées au juste prix.
Grâce à cette saison 2025, les producteurs ont pu vendre au juste prix des cerises qui ne leur permettaient pas de gagner leur vie dignement, alors qu’elles représentent 60 à 70 % de leur production.
Les producteurs qui devaient arracher leurs arbres vont finalement en replanter et continuer grâce à ce juste prix décidé tous ensemble et à la mobilisation cet été.
👨🏼🌾 116 familles de producteurs ont retrouvé le sourire !
Tous ensemble, nous avons fait de ce 1er fruit solidaire un succès et avons démontré notre volonté ferme de soutenir ces fruits & légumes solidaires. Et ça change déjà les choses.
Grâce à cette mobilisation, les producteurs ont pu vendre au juste prix des cerises qui ne leur permettaient pas de gagner leur vie dignement, alors qu’elles représentent 60 à 70 % de leur production !
Derrière ces ventes, il y a une vraie bouffée d’air pour eux, qui face aux problématiques qui se multiplient (vergers vieillissants, aléas climatiques…) n’arrivaient plus à envisager l’avenir.
👩🌾 « C’est qui le Patron ?! » passe en mode « Fondation actionnaire » pour mieux protéger les producteurs.
C’est un modèle juridique rare qui rend inaliénable les valeurs de l’initiative et protège le sort des producteurs (concrètement Nicolas Chabanne cède gratuitement et sans contrepartie la totalité de ses actions à la fondation).
La réflexion initiale
Pour que le soutien aux producteurs reste intact sur le long terme, nous avons cherché une solution pour :
👉 ne pas déroger aux piliers de la démarche et son objet d’intérêt général
👉 rester indépendant juridiquement et financièrement
👉 survivre plusieurs générations
Témoignage de Nicolas Chabanne 🎤
« J’ai décidé de léguer toutes les actions de mes entreprises (dont CQLP) à une structure dont l’unique objet est le soutien aux producteurs. Cela fait un moment que nous voulions le faire et un grand merci à l’équipe qui a bossé dur pour y arriver. Je tiens à remercier d’ailleurs du fond du cœur mes trois enfants Clara, Léo et Matéo qui ont dû s’engager à renoncer à toute forme d’héritage ou de droits pour rendre possible la création de cette fondation. »
✏️ Quel intérêt ?
Cela pérennise le projet d’intérêt collectif en garantissant son indépendance et en mobilisant ses bénéfices pour une juste cause. La fondation actionnaire permet d’assurer un avenir stable et désintéressé sur le long terme (les structures ne pourront plus jamais être cédées à des tiers qui auraient des intentions éventuellement moins louables que celles initialement adoptées).
Le but est donc de protéger durablement les intérêts des producteurs qui bénéficieront, sans changement possible, du soutien de notre initiative collective de consommateurs.
👩🌾💁♀️ Faire le choix du partage de la valeur
Aujourd’hui tous les entrepreneurs peuvent choisir ce chemin et garantir un partage différent de la valeur.
C’est un choix qui peut être peu usuel pour certains, mais il est essentiel pour maximiser les impacts positifs de notre consommation.
Des entreprises ont déjà franchi ce cap comme Léa Nature ou Bureau Vallée
Pour développer ce modèle différent et permettre à d’autres entreprises de s’en inspirer, Nicolas Chabanne lance dans les prochaines semaines les « Entreprises du partage » pour démocratiser ce choix de solidarité et de pouvoir multiplier la simplicité et la transparence du fonctionnement de « C’est qui le Patron ?! ».
L’objectif est d’offrir concrètement à nous tous consommateurs la possibilité mécanique de systématiser, via l’achat des produits ou services de cette nouvelle famille d’entreprises, des impacts positifs et durables sur le monde qui nous entoure (socialement, environnementalement, économiquement etc.).
Contact Presse :
Noémie Losfelt
tel : 07/68/89/97/70
Marguerite L’Hostis :
tel : 07/45/05/43/84



