OUEST FRANCE – Quimper. Maxime choisit le prix à payer au producteur

Maxime Forgit vit à Quimper et fait partie des 7 400 sociétaires de C’est qui le patron.
Maxime Forgit vit à Quimper et fait partie des 7 400 sociétaires de C’est qui le patron.

« Il fait partie des 7 400 sociétaires de la coopérative C’est qui le patron. Des citoyens qui participent à l’élaboration d’une gamme de produits alimentaires.

Un poulet élevé en bâtiment ou à l’extérieur ? Un jus fait à partir des mêmes pommes toute l’année ou de variétés différentes selon la saison ? La nourriture des porcs, pour les saucisses, avec des OGM ou sans ? C’est à ce type de questions que répondent régulièrement Maxime Forgit et sa compagne, Morgane, ainsi que les deux filles de cette dernière. La famille habite une maison près du bois de Kerjestin, à Quimper (Finistère) et, depuis deux ans, ils sont devenus sociétaires de la coopérative C’est qui le patron.

C’est une marque créée en 2016 par l’entrepreneur Nicolas Chabanne. En apportant 1 € au capital, chaque citoyen sociétaire devient actionnaire : à partir de là, il peut participer aux décisions de l’entreprise. En l’occurrence : le choix du cahier des charges de la gamme de produits de la marque. « Cela a commencé par le lait, raconte Maxime Forgit. Puis il y a eu les œufs, le beurre, le fromage blanc, le jus de pomme… »

Origine du produit

Le couple a toujours fait attention à la qualité de son alimentation. « L’origine du produit, le label, l’AOP et, quand le budget le permet, on privilégie les circuits courts. » Mais lui est commercial dans le bâtiment, elle est agent dans une clinique, « le soir et le week-end, on aime bien se poser ». Cela ne laisse pas beaucoup de temps pour l’engagement.

Le format de C’est qui le patron leur correspond bien. « Participer est très rapide. Lorsqu’un nouveau produit est en projet, nous devons répondre à un certain nombre de questions sur le site. Il y a des informations pour nous aider à choisir. »

Les consommateurs ont tendance à choisir la qualité la plus exigeante, la meilleure rémunération pour le producteur, les conditions d’élevage supérieures. Mais ces options font monter le prix : il faut leur faut donc équilibrer.

 

 

Intégrés dans toutes les démarches

Leur marge de manœuvre est, somme toute, assez limitée, mais ce système permet de prendre conscience de toute la chaîne, du producteur au consommateur, en passant par la transformation et la distribution. « Nous sommes intégrés à toutes les démarches,explique Maxime. Par exemple, l’écrémeuse pour le lait est tombée en panne. Les sociétaires ont tous été contactés, afin que nous décidions ensemble quoi faire : continuer temporairement avec un autre type de lait ou arrêter la production de temps que la machine soit réparée… » La première option a fait l’unanimité.

Convaincu par ce mode de fonctionnement participatif, Maxime a décidé d’organiser une journée de sensibilisation dans son magasin de quartier, le Carrefour Contact de Kermoysan, samedi 29 juin. « C’est la première fois qu’un sociétaire prend cette initiative, dit-il fièrement. La coopérative se fait peu de marges et n’a donc pas de budget pour la communication. Le packaging de nos produits est très simple. Faire connaître C’est qui le patron passe donc par nous, les consommateurs. » »

 

Flora CHAUVEAU

 

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